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Samedi, 09 Janvier 2010 12:26 |
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La Thaïlande, ce pays souvent rêvé, nous allons enfin pouvoir le vivre puisque vivre, c'est faire de ses rêves des souvenirs. Ce 7 décembre, nous passons la frontière Sud de la Thaïlande, nous sommes à Sungai Golok. Nous arrivons pile à l'heure pour les festivités ordonnées à l'occasion du 82ème anniversaire, le 5 décembre, de sa majesté le Roi Somdet Phra Chao Yu Hua Bhumibol Adulyadej plus communément nommé Rama IX. Il est le 9ème Roi de la dynastie Chakri fondée en 1782 et cela depuis 1946 (mais couronné en 1950). Notre premier repas en Thaïlande nous met de suite aux parfums, nous mangerons bien ici. Nous sommes du même avis que nos prédécesseurs qui se disent conquis par la cuisine Thaie très fine, riche et variée. Ensuite nous embarquons dans un train à l'orientale. Les gens se font face, assis sur des bancs matelassés, bien-sur il n'y a pas de place pour tout le monde, les moins chanceux restent debout ; Tout y est, des livreurs compactent des cartons de gazinières, juste à côté d'une cargaison de fruits et légumes. Une vielle dame se porte garante de produits cosmétiques qu'elle décharge sur les quais des gares que nous croisons le long de notre chemin. Un soldat équipé d'un M16 veille à la sécurité. Bien qu'il fasse chaud dehors, le train est aéré, les portes et fenêtres restant ouvertes, chaque compartiment est ventilé, ce qui permet aux quelques intrépides fumeurs que nous sommes, d'en cramer une petite. A chaque stop, des flux de vendeurs en tout genre se précipitent dans les wagons alors que le véhicule n'est pas encore à l'arrêt. Chaque seconde est précieuse dans leur business, ils se font tous concurrence et le train n'attends pas après eux pour repartir. Sur la fin de notre route, nous échangeons quelques mots en Thaï avec de jeunes musulmanes. Au bout de 6h, notre transport entre dans Hat Yai, situé à 450 kms au Nord de Sungai Golok. C'est ici que nous descendons.
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La ville Siamoise des lumières |
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Jeudi, 07 Janvier 2010 11:16 |
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Le 9/12, après une dernière marche dans Hat Yai, nous prenons le train pour Bangkok à 18h00. Il devrait mettre 16h pour parcourir les 1200 km qui nous séparent de la capitale. Il s’agit donc d’un train de nuit express pour lequel nous avons choisi l’option couchette. Nous nous installons à nos places numérotées, assis l’un en face de l’autre sur 2 sièges. Mais où sont les couchettes ? Nous verrons ensuite que ces 2 sièges forment la couchette du bas et que la cloison du haut s'abaisse pour former la deuxième, les 2 étant séparées du couloir par des rideaux : de véritables petits cocons qui promettent une bonne nuit de sommeil, bercée par le balancement du train et le bruit des rails. Environ 30 minutes après le départ, un steward vient nous proposer différents menus pour le repas du soir. Pour 140 baths (3 euros) dans un train nous avons eu : une soupe épicée, un bouillon avec quelques légumes, un plat de riz en sauce avec de la viande et quelques rondelles d'ananas en dessert. Et oui, ils savent vous mettent a l'aise les Thaïs ! Le repas consommé, direction le wagon-bar avec banquettes, tables et télé diffusant du karaoké. On y reste à peu près 2h à discuter, accompagnés de 2 fioles de SangSom (whisky thaï). A la fermeture du bar retour dans nos pénates où l'on continue notre discussion puis chacun s'endort tranquillement.
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Une vieille cité de pierres |
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Samedi, 09 Janvier 2010 09:06 |
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Une heure de train suffit pour rallier Ayutthaya, qui fut l'ancienne capitale du royaume de Siam après Sukhothai et avant Bangkok. Cette période couvre pratiquement 4 siècles de l'histoire Thaïe et marque l'âge d'or du style architectural Siamois. L'élaboration de ce style dit "national" dérive directement de l'empreinte Sukhothai avec des apports Khmers plus tardifs. Fondée en 1350 et rasée par les Birmans en 1767, Ayutthaya fut gouvernée par 33 rois qui au fil de leurs règnes édifièrent une quantité impressionnante de temples et de palais. L'ancienne cite est construite sur une ile artificielle située au confluent de 3 cours d'eau, elle est sillonnée par 140 km de canaux. Elle est un site archéologique majeur du pays, tant par son contenu spirituel que par son étendue ( les ruines s'étendent sur 15 km2).
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Sukhothai, ancienne gloire de Siam |
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Samedi, 09 Janvier 2010 13:57 |
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Christian, Christine et nous mêmes arrivons à Sukhothai à la tombée de la nuit. Nous cherchons une Guesthouse, ce qui n'est pas une tache facile. Elles sont bondées à cause d'une manifestation sportive qui rassemble les jeunes lycéens de la région. Par chance, nous trouvons la "Sabaidee Guesthouse" tenue par un couple de Thaïs trentenaire qui usent d'un bon français. Ils sont complets mais très arrangeants, pour 200 baths pour 4 (1 euro par personne) ils nous concoctent deux petites pioles bien confortables. Le campement de fortune convenant au quatuor, nous prenons place dans la salle à manger, il est temps de diner. En attendant notre repas, la maitresse de maison vient nous divertir, elle nous explique que les Thais ont coutumes d'utiliser des métaphores pour exprimer des faits non-élégants de la vie courante, par exemple : Quand un français dit : "je vais pisser", un thaïlandais dit : "je vais tirer un lapin" tandis que sa femme va cueillir des fleurs. Apres cette leçon de savoir vivre et un délicieux repas, c'est l'heure du club lecture avant l'extinction des feux.
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Samedi, 09 Janvier 2010 10:38 |
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Le 17/12, après un trajet de nuit, au début debout, puis finalement assis au fur et à mesure que les gens descendaient en chemin (ici aussi ils pratiquent le surbooking), nous arrivons à Chiang Mai la "capitale du Nord" à une heure très matinale. Les conducteurs de touk-touk, nous attendent à la sortie du bus armés de bonnets, doudounes et gants alors que nous sommes en short/t-shirt. Il est vrai que nous sommes à 700km au Nord de Bangkok et juste à une centaine de km de la frontière Birmane, au milieu de la région montagneuse du Nord de la Thaïlande. La fatigue étant largement présente pour tout le monde, nous partons à pied à la recherche d'un hôtel ouvert à 4h du mat'. Nous le trouvons et dormons 1h après notre arrivée à Chiang Mai. Mes parents ne se sont pas réveillés longtemps après pour rechercher un hôtel de meilleure qualité. Ma petite Kim-Kim tu m'avais cache avoir un hôtel à Chiang Mai ! En effet, non sans difficulté mes parents ont dénichés la "Kim House", un endroit calme et tranquille. Notre nouvelle demeure investie, nous partons à la découverte de la ville et ses 84 temples. L'ancienne capitale du Lan Na Thaï, le royaume du "million de rizière", est pour beaucoup d'amoureux de la Thaïlande une sorte de shangri-la (paradis) où l'air est plus pur, les fruits plus doux et les temples plus gracieux. Allons-donc vérifiez ça !
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Marche en territoire tribal |
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Vendredi, 15 Janvier 2010 16:08 |
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Tous les quatre intéressés par la brochure du Akhas Hill Guesthouse situé à 23 kms de la ville, nous comptons nous y rendre dès notre arrivée sur Chiang Rai. En effet l'hotelier propose un transport gratuit depuis la gare routière jusqu'à son auberge. Nous prennons contact avec la personne concernée qui nous explique qu'il est impossible en ces heures tardives de rallier son gite isolé dans la montagne. Finalement, il nous envoie un taxi, celui-ci se pointe 30 minutes plus tard et annonce un prix bien au-dessus de ce qui avait été convenu. Nous rappelons le propriétaire du Akhas Hill Guesthouse qui nous assure que le prix du chauffeur est bien celui que nous avions fixé à la base. Quiproquo ou arnaque, personne ne peut s'avancer à ce sujet. Toujours est-il que nous laissons en plan le conducteur furax. Nous les français, préférons la formule "économique" : deux Tuk-tuks proposent de nous y emmener. Nous sautons sur l'occase sans trop réfléchir, la destination escomptée ne sera pas la bonne, les deux pilotes nous arrêtent à l'Akha River House qui est complète et pourtant si peu vivante. Nous nous décidons en dernier recours pour la Chiang House qui se trouve non loin de là. Après toutes ces péripéties, enfin nous pouvons nous poser dans notre nouvelle demeure. La Chiang house propose des chambres bien tenues et des bungalows très coquets pour des prix défiant toute concurrence, et même une piscine pour les moins frileux parce qu'on se les caille dans le Nord. Comme d'hab, la cuisine y est excellente et la chef Cuisto est trippante. Seule note négative, la Guest house accueille toute sorte de Farang un peu louche, des blancs perdus dans le fin-fond de la Thaïlande, peut être d'ancien camé à l'opium. Des alcooliques anonymes, des mecs qui fuient leurs origines, des mythomanes au physique de sale porcs pervers, d'ailleurs Matt a commencé une chanson sur ces deux phénomènes (Hello Dr Mytho & Mr Jabot).
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The Ultimate countdown party |
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Samedi, 09 Janvier 2010 12:34 |
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Le 28/12, 9h00 du matin, Dadou frappe à la porte de la chambre. Il rentre de sa dernière nuit passée avec Dang. Je me réveille difficilement, Ness à mes côtés dors encore profondément. 2h plus tard, Dadou revient, là je me lève et dit au revoir à Ness. Le temps de fermer les sacs et nous marchons jusqu'à la gare routière pour prendre le bus pour Pai (prononcer paille), une petite ville perdue dans les montagnes, à 135 km au Nord-Ouest de Chiang-mai. On a entendu dire de Pai que c'est un coin posé et tranquille, sorte d'ancien village hippie sauce Thai, à l'écart des grands flux touristiques. Devenue depuis les années 90 un lieu de prédilection des artistes, écrivains et autres Bangkokiens en mal de nature, qui ont flashes sur sa rivière, ses montagnes, ses rizières et ses sources chaudes.
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